Four fosse au festival Sensitropes à Estaires

Le four fosse a été réalisé dans le cadre du festival Sensitropes et sur les terres et le souffle de Charlotte Lanselle et Alessio OrruLucie Pillon en résidence artistique pour ce projet de four primitif a réalisé deux ateliers terre à partir des moules en bois d'une ses oeuvres et installation, un à Sensitropes  et un autre dans un ehpad d'Estaires. Nous avons (Lucie Pillon, Phil Béziat) construit ce four fosse et pour la cuisson Julie Decriem est venu nous assister pour un trinôme de choc.

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Quand on joue avec le feu…

Lors de ma résidence à Sensitropes, avec les habitants du territoire, nous avons façonné des maisons simplistes en grès à l’aide de coffrages en bois. Bien que les formes obtenues soient identiques, imposées par le moule, chaque pièce portait des variations de teintes et de textures.

Ces petites architectures ont ensuite été rassemblées pour être cuites dans un four primitif. Elles ont été placées de manière rigoureuse dans une fosse, sur un lit de bois, selon un alignement strict évoquant la ville-dortoir, où aucun volume ne dépasse du plan établi.

Mais durant le festival, le feu a été allumé. Cette intervention a radicalement transformé l’installation : les flammes ont consumé le bois, déplacé, fissuré et parfois détruit les maisons, mettant à mal l’organisation initiale. L’ensemble s’est retrouvé désorganisé, partiellement effondré.

Ce projet questionne notre rapport à la nature et à l’espace urbain. Le feu est venu ici rompre l’ordre établi. La ville-dortoir, stable et maîtrisée, parfois imperméable à l’imprévu et à la vie sauvage, s’est transformée en un paysage hasardeux, marqué par l’accident et la perte. À travers l’effondrement partiel de cette ville miniature, le projet interroge les modèles urbains normés, leur résistance face aux forces naturelles, mais aussi leur capacité à se transformer et à accepter le désordre comme une donnée essentielle du vivant.

Ce projet a également bousculé ses participants. Réunis dans un geste collectif, ils ont dû faire face à la transformation, parfois à la perte, des maisons qu’ils avaient construites, confrontant chacun à l’idée d’un lâcher-prise et à l’acceptation de l’accident comme partie intégrante du processus de création.

Lucie Pillon

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Bon, on a un peu rougeoyé, prochaine fois, cagoule;)

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Vers blog: Festival Sensitropes

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