




La science et la beauté ont fait corps avec l’enfant.
A la mort de ta grand-mère, tu es devenu, fou furieux du minéral, du souterrain, de l’invisible. Cette disparition marqua un tournant. Une porte s’était fermée sur un mystère auquel tu n’avais pas accès et une conviction commença à monter en toi. Comment extraire des représentations de l’invisible. Comment comprendre une roche, une terre, une nature… en la trouvant, en la regardant, en la touchant, en la façonnant ? en l’aimant c’est sûr. A partir de 12 ans tu es devenu un des visiteurs les plus assidus du Muséum d’Histoire Naturelle d’Angers.
Le minéral est devenu une histoire d’amour. Quand tu as ramené à l’école ce fossile d’ammonite que ton père possédait et que l’instituteur l’a soulevé pour le montrer à la classe, tu voyais un soleil brandit par un dieu Egyptien. Quand, à 14 ans, tu t’es faufilé dans une cavité dans la campagne, c’est toi, Jean Pierre, qui as découvert une petite grotte ornée. Tu as reconnu un bison sculpté. Ton bison, celui qu’un homme ou qu'une femme t’avait laissé il y a plusieurs milliers d’années.
Alors, naturellement quand il s’est agit de faire des études, en somme de compléter tes études personnelles, que tu avais engagé si tôt, tu as décidé d’étudier de front la micropaléontologie au Muséum d’histoire Naturelle de Paris et la sculpture à l’école du Montparnasse où tu as travaillé plusieurs années comme dessinateur.
Au début des années 80, sans bien sûr être lassé des fossiles et des ossements, tu as quitté le Muséum et tu t’es concentré sur l’analyse du corps féminin et la création artistique, tu as commencé à réaliser tes premiers bronzes. Ta rigueur scientifique, ton goût de la précision ont nourrit une recherche de perfection. La science est devenue poésie et l’art sensualité.